Assurance-vie ou compte-titres en 2026 : l’écart fiscal se creuse

La CSG passe de 9,2% à 10,6% sur le compte-titres mais épargne l'assurance-vie, qui reste à 30% global contre 31,4%. Valmontis explique ce que cet écart change pour votre allocation.

La loi de finances 2026 relève la CSG sur une partie des revenus du capital de 9,2 % à 10,6 %, portant les prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 % sur les dividendes et les plus-values mobilières logées en compte-titres. L’assurance-vie, elle, reste à l’écart de cette hausse et conserve un taux global de prélèvements de 30 %. Sur le papier, l’écart semble technique. Dans une allocation patrimoniale, il se traduit par un rendement net différent chaque année, sur la durée, entre deux enveloppes qui peuvent pourtant loger les mêmes actifs sous-jacents.

Un même actif, deux fiscalités désormais plus éloignées

Détenir un fonds actions ou une ligne d’obligations en compte-titres ordinaire expose désormais le porteur à un taux global de 31,4 % sur les revenus et plus-values concernés, contre 30 % pour l’assurance-vie sur les rachats après huit ans, abattement annuel compris. Deux points d’écart peuvent sembler marginaux à l’échelle d’une seule année. Capitalisés sur dix ou vingt ans, sur un portefeuille dont les arbitrages internes ne déclenchent pas d’imposition en assurance-vie contrairement au compte-titres, l’écart de rendement net devient significatif.

L’avantage structurel de l’assurance-vie ne date pas de 2026

L’absence d’imposition sur les arbitrages internes à un contrat d’assurance-vie, la fiscalité dégressive avec la durée de détention, et le cadre successoral spécifique de l’article 990 I du Code général des impôts existaient déjà avant cette loi de finances. Ce qui change en 2026, c’est que la hausse de la CSG sur le compte-titres élargit encore l’écart avec une enveloppe qui, elle, reste stable. Un arbitrage qui était favorable à l’assurance-vie l’est donc mécaniquement un peu plus cette année.

Le compte-titres garde sa place, à condition d’être utilisé pour ce qu’il permet

Le compte-titres ordinaire conserve un intérêt réel là où l’assurance-vie ne peut pas suivre : l’accès à certaines classes d’actifs ou certains titres non éligibles aux unités de compte, l’absence de plafond de versement, et une liquidité immédiate sans condition de durée. La question n’est donc pas d’arbitrer entièrement en faveur d’une enveloppe contre l’autre, mais de répartir chaque actif dans l’enveloppe qui correspond à sa fonction dans la stratégie patrimoniale : l’assurance-vie pour l’épargne de moyen-long terme et la transmission, le compte-titres pour ce qui exige flexibilité et accès direct aux marchés.

Ce qu’il faut vérifier avant la fin d’année

Un contrat d’assurance-vie ouvert il y a plusieurs années sans versement récent, ou un compte-titres qui concentre l’essentiel des plus-values latentes d’un portefeuille, méritent d’être revus à la lumière de ce nouvel écart. La répartition qui avait du sens en 2023 ou en 2024 ne l’a pas nécessairement encore en 2026.

Chez Valmontis, nous revoyons chaque année la répartition entre enveloppes de nos clients à la lumière des évolutions fiscales réelles, et non des annonces. Prendre rendez-vous pour faire le point sur la vôtre.